Des participants à Paoua accusent des étrangers d’intégrer l’armée centrafricaine
By the AFREEQUE newsroom, based on Corbeau News Centrafrique

Des participants au débat Patara à Paoua accusent des ressortissants du Tchad et du Cameroun d’être intégrés aux Forces armées centrafricaines, tandis que d’anciens rebelles centrafricains attendraient encore leur prise en charge. Ils évoquent aussi des miliciens armés venus via les frontières poreuses, selon Corbeau News Centrafrique.
Esther Guettel, ancienne dirigeante de la faction RJ Belanga devenue militante pour la paix, affirme que la majorité des éléments récemment intégrés aux Forces armées centrafricaines (FACA) vient de l’étranger, notamment du Tchad et du Cameroun. Elle a formulé cette accusation lors du débat Patara diffusé par la radio Ndékè-luka à Paoua.
Jules Baitoloum, président préfectoral de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), a déclaré que des Centrafricains ayant déposé les armes attendent encore leur intégration alors que des étrangers auraient déjà rejoint la fonction publique et les rangs militaires. Il a demandé le rapatriement des non-nationaux après leur désarmement.
La préfète de Paoua, Pierrette Bengueré, a reconnu la difficulté de distinguer Centrafricains et étrangers dans les zones frontalières avec le Tchad et le Cameroun, où les langues et les coutumes sont proches. Elle a indiqué que certains individus possèdent deux identités nationales et a défendu la politique d’intégration des Centrafricains repentis. Elle a aussi annoncé un renforcement prochain des effectifs des FACA à Bémal, avec une extension vers Bédakha et Bembere.
Des autorités locales ont par ailleurs signalé l’arrivée d’éleveurs accompagnés de gardes armés, accusés de dévaster des champs, de piller des greniers et de tirer sur des cultivateurs. Elles ont affirmé que les couloirs de transhumance convenus avec la MINUSCA, mission de l’ONU en Centrafrique, et l’ONG Concordis restent peu appliqués. Cette situation intervient après les combats entre les FACA et des groupes armés dans la zone des trois frontières, rapportés le 17 octobre.





