Sahara : Rachid Lazrak analyse le veto russe du 30 octobre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Le Matin
L’analyste Rachid Lazrak estime que le veto russe du 30 octobre a interrompu la dynamique de négociation fondée sur le plan d’autonomie marocain au Sahara. Il relie cette rupture au retour de l’Algérie et du Front Polisario à la revendication d’un référendum, ainsi qu’au changement de méthode annoncé par Rabat, selon Le Matin.
Le veto russe du 30 octobre au Conseil de sécurité de l’ONU s’inscrit, selon l’analyste marocain Rachid Lazrak, dans la rupture des discussions engagées autour du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le règlement du conflit du Sahara. Dans une analyse publiée par Le Matin, il estime que le retour de l’Algérie et du « polisario » à l’exigence d’un référendum a interrompu la dynamique engagée après l’adoption de la résolution 2797.
Rachid Lazrak considère que ce texte, adopté le 31 octobre 2025, a fait du plan marocain la base des négociations plutôt qu’une proposition placée au même niveau que d’autres options. Les réunions tenues à Washington les 18 et 19 janvier 2026, à Madrid les 8 et 9 février, puis à Washington les 23 et 24 février, auraient porté sur un document marocain actualisé de 39 pages. Les discussions ont notamment abordé les garanties internationales, le partage des ressources, l’amnistie, le retour et la réintégration des réfugiés, la démobilisation des milices du « polisario », la sécurité et les mécanismes électoraux.
Selon l’analyste, la réunion de février a marqué un retour à la demande de consultation référendaire de la part d’Alger et du « polisario ». Il situe dans cette évolution la portée du veto russe et le changement de méthode annoncé par Rabat.
L’analyse intervient après que l’ONU a fait de l’autonomie marocaine la seule base de négociation au Sahara, le 28 octobre, puis après le veto russe à la résolution américaine sur le Sahara, le 30 octobre.






