L’Assemblée sénégalaise rejette le budget rectificatif 2026 du gouvernement
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Le Soleil et Senego
L’Assemblée nationale sénégalaise a rejeté, le 3 novembre, le budget rectificatif pour 2026, ainsi que les deux amendements du gouvernement, après l’adoption d’une question préalable. Le Soleil recense sept points de désaccord, notamment le déficit prévu à 7,6 % du PIB, tandis que Senego rapporte un vote de 109 voix pour, 20 contre et trois abstentions et évoque une possible menace sur un prêt de 2,2 milliards de dollars du FMI, selon RFI Afrique.
Le vote est intervenu après l’adoption d’une question préalable proposée par le député de Pastef Amadou Ba, sans examen du texte sur le fond, rapporte Senego. Le scrutin a recueilli 109 voix pour, 20 contre et trois abstentions. Le ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, a qualifié de « prétexte » la position défendue par Pastef, selon le même média.
Les députés ont contesté plusieurs paramètres du projet, dont la prévision d’un déficit de 1 735,2 milliards de francs CFA et la baisse d’environ 555 milliards des crédits d’investissement public. Ils ont aussi demandé des explications sur les recettes du Plan de redressement économique et social, ramenées de 762,6 à 311 milliards de francs CFA, dont 174 milliards mobilisés fin septembre, selon Le Soleil.
Le rapport parlementaire mentionne par ailleurs 790,3 milliards de francs CFA prévus pour les subventions au secteur de l’énergie, contre 250 milliards initialement inscrits au Fonds de soutien au secteur de l’énergie, ainsi que 1 956,3 milliards d’arriérés de paiement à traiter. Le gouvernement dit avoir besoin du budget révisé pour régler des dettes envers des entreprises privées et des fournisseurs d’électricité et assurer l’approvisionnement en fuel des centrales, rapporte Senego.
Le rejet pourrait compromettre l’obtention définitive du feu vert du Fonds monétaire international pour un prêt de 2,2 milliards de dollars, selon RFI Afrique citée par Senego. Le texte avait déjà été rejeté à plusieurs reprises par la commission des finances avant son retour en séance plénière le 3 novembre, d’après Le Soleil.



