Des réfugiés sahraouis espèrent rentrer au Sahara après la fin de la MINURSO
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après SABC News
Binina Mohamed, réfugiée sahraouie installée depuis des décennies dans un camp près de Tindouf, souhaite que ses enfants puissent découvrir leur terre natale au Sahara. Les difficultés de retour se retrouvent au premier plan après la fin du mandat de la MINURSO, rapporte Reuters, qui a recueilli les témoignages de réfugiés lors d'une visite organisée par le Polisario.
Binina Mohamed, réfugiée sahraouie de 51 ans vivant dans un camp près de Tindouf, espère que ses filles pourront voir leur terre natale après la fin du mandat de la MINURSO, la mission de l’ONU au Sahara. Elle a passé sa vie en exil en Algérie, selon Reuters, qui l’a rencontrée lors d’une visite organisée par le Front Polisario.
Ses filles, aujourd’hui âgées de 20 et 30 ans, n’ont jamais visité la région d’où leur mère est partie. Safia Al-Saleh, 33 ans, a dit espérer que ses deux enfants et ses petits-enfants puissent grandir et étudier dans leur propre pays plutôt que de vivre comme réfugiés, selon Reuters.
Le conflit oppose le Maroc au Front Polisario, mouvement politique et militaire soutenu par l’Algérie, qui revendique un État indépendant au Sahara. Des milliers de Sahraouis ont fui les combats vers la région de Tindouf, où le Polisario administre cinq camps. La MINURSO surveillait le cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU en 1991.
La fin du mandat intervient après le veto de la Russie à un projet de résolution américain soutenant le plan marocain d’autonomie, puis le rejet d’un texte concurrent russe, rapporte Reuters. Elle fait suite au vote de l’ONU sur l’avenir de la MINURSO, le 30 octobre, et à la fin du mandat de la mission, annoncée le 2 novembre.





