Le Maroc lance une stratégie hydrique face aux sécheresses et aux inondations
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MAP
Image d’illustration · DigitalByNADAS Photography · Pexels · Licence PexelsLe ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé le lancement d’une stratégie nationale de sécurité hydrique tenant compte de la sécheresse, des inondations et de la hausse des températures. Selon lui, 53 % des précipitations tombent sur seulement 7 % du territoire marocain, tandis que le plan prévoit notamment d’accélérer la construction de grands barrages, rapporte la MAP.
Le Maroc a lancé une nouvelle stratégie de sécurité hydrique qui tient compte de la sécheresse, des inondations, de la hausse des températures et de l’irrégularité des précipitations, a annoncé lundi à Rabat le ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, Nizar Baraka, devant la Chambre des représentants, selon l’agence MAP.
Le ministre a indiqué que 53 % des précipitations se concentrent sur 7 % du territoire marocain, tandis que la répartition inégale des ressources et la surexploitation des nappes phréatiques compliquent l’approvisionnement de certaines régions. La stratégie prévoit l’accélération des grands barrages : 17 ouvrages, représentant une capacité de stockage de 5,4 milliards de mètres cubes, sont en construction. Six barrages moyens sont également en chantier et trois autres sont programmés.
Douze nouveaux barrages ont été lancés, pour une capacité supplémentaire estimée à 4,9 milliards de mètres cubes. Le gouvernement vise une capacité nationale de stockage de 27 milliards de mètres cubes à l’horizon 2031, d’après Nizar Baraka.
La première tranche du transfert d’eau entre les bassins du Sebou et du Bouregreg est achevée. La deuxième tranche, entre les bassins du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia, doit commencer en 2027 et permettre de transférer près de 8 millions de mètres cubes d’eau, selon le ministre.




