Un expert sénégalais présente la fin du mandat de la MINURSO comme un tournant au Sahara
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MAP
Le directeur général du Centre international de sécurité et de paix pour l’Afrique, Abdoul Latif Aïdara, estime que la fin du mandat de la MINURSO marque un tournant dans le traitement du conflit du Sahara. Il défend le plan d’autonomie marocain comme voie de règlement et juge les mécanismes actuels inadaptés, dans une déclaration à la MAP.
La non-reconduction du mandat de la MINURSO par le Conseil de sécurité de l’ONU constitue un « tournant majeur » dans le traitement de la question du Sahara, a déclaré Abdoul Latif Aïdara, directeur général du Centre international de sécurité et de paix pour l’Afrique (CISPAIX), dans un entretien à la MAP. Selon lui, le mandat de la mission ne correspond plus aux réalités actuelles.
Abdoul Latif Aïdara estime que le soutien international croissant à l’initiative marocaine d’autonomie, consacrée par la résolution 2797, traduit une évolution des positions au Conseil de sécurité. Il juge nécessaire de remplacer les mécanismes traditionnels de règlement par un cadre qu’il considère plus adapté et présente le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule voie vers un règlement durable.
Cette prise de position intervient après le rejet par l’ONU du projet russe de prolongation de la MINURSO au Sahara, puis les réactions favorables à l’autonomie marocaine, dont celle de Mohamed El Ghali.







