Sahara : Rahabi analyse les conséquences du veto russe sur la MINURSO
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après TSA
L’ancien ministre algérien Abdelaziz Rahabi estime que le veto russe contre une résolution américaine sur le Sahara aura des conséquences sur l’avenir de la MINURSO. Il appelle notamment à un débat à l’Assemblée générale de l’ONU et met en cause le soutien occidental au Maroc, selon une analyse publiée par TSA.
L’ancien ministre et ambassadeur algérien Abdelaziz Rahabi estime que les États ayant soutenu le Maroc doivent assumer les conséquences du nouveau statut de la MINURSO, la mission de l’ONU au Sahara, après le veto russe à une résolution américaine. Il affirme que la mission ne doit pas être réduite à une instance provisoire et qu’elle ne quittera pas le Sahara, selon une analyse publiée le 1er novembre sur ses réseaux sociaux et rapportée par TSA.
Abdelaziz Rahabi considère qu’un débat devrait désormais se tenir à l’Assemblée générale de l’ONU, où tous les États disposent du même statut, après l’utilisation du veto par la Russie. Il estime que ce vote constitue la première prise de position russe, favorable ou défavorable, après huit années d’abstention sur les résolutions relatives au dossier du Sahara. Il accuse aussi les États-Unis d’avoir voulu imposer leur position en tant que rédacteur des projets de résolution, sans obtenir la confiance du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie, selon TSA.
Son analyse intervient après l’échec de la prolongation du mandat de la MINURSO le 1er novembre, puis l’arrêt de ses opérations et le lancement de sa liquidation par l’ONU. L’arrêt des opérations de la MINURSO fait suite au veto russe à la résolution américaine sur le Sahara, intervenu le 30 octobre.







