L’Égypte et le Soudan rejettent la gestion unilatérale du barrage éthiopien
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily News Egypt
L’Égypte et le Soudan rejettent à nouveau la gestion unilatérale du barrage éthiopien sur le Nil Bleu et réaffirment leurs droits issus de l’accord de 1959. Réunis au Caire, leurs ministres demandent à l’Éthiopie de reprendre les négociations dans un cadre juridique contraignant, selon un communiqué conjoint.
L’Égypte et le Soudan ont réaffirmé lundi 2 novembre 2026 leur opposition à la gestion unilatérale par l’Éthiopie de son barrage sur le Nil Bleu, estimant qu’elle menace la sécurité hydrique des deux pays en l’absence d’un cadre juridique contraignant. Cette position figure dans une déclaration commune publiée après la troisième réunion du mécanisme de consultations « 2+2 », qui réunit leurs ministres des Affaires étrangères et de l’Irrigation, au Caire, selon Daily News Egypt.
Les deux pays ont revendiqué leurs droits d’utilisation de l’eau en vertu de l’accord de 1959 sur les eaux du Nil et demandé à Addis-Abeba de reprendre les discussions selon les principes du droit international, notamment l’obligation d’éviter un préjudice important, la notification préalable et la recherche d’un accord. Ils ont également affirmé que le différend concerne les trois pays du bassin oriental du Nil — l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie — et rejeté l’implication d’autres États riverains.
Le Caire et Khartoum ont décidé de soutenir leur Commission technique mixte permanente pour les eaux du Nil et de lui fournir des moyens techniques et logistiques. Ils ont aussi appelé à préserver l’Initiative du bassin du Nil comme plateforme de coopération et soutenu la poursuite des consultations sur l’Accord-cadre de coopération.
La réunion intervient après que Le Caire a affirmé avoir épuisé les négociations sur le barrage éthiopien, le 22 octobre. L’Égypte a par ailleurs réaffirmé son soutien à l’unité du Soudan et son rejet de la création ou de la reconnaissance d’entités dirigeantes parallèles.






