Washington doit décider du maintien des avantages de l’AGOA sud-africains
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après SABC News

Les exportations sud-africaines bénéficiaires de l’AGOA ont atteint environ 1,7 milliard de dollars l’an dernier, et leur accès privilégié au marché américain pourrait être remis en cause pour 2027. Washington devrait annoncer sa décision prochainement, tandis que Pretoria disposerait de 60 jours pour répondre aux préoccupations américaines, rapporte SABC News.
Washington devait décider lundi 2 novembre 2026 si l’Afrique du Sud conserverait en 2027 ses avantages commerciaux préférentiels au titre de l’AGOA, la loi américaine permettant à certains produits africains d’entrer sans droits de douane, rapporte SABC News. Une exclusion menacerait environ 1,7 milliard de dollars d’exportations sud-africaines qui avaient bénéficié de ce dispositif l’année précédente.
Le retrait de ces avantages pourrait affecter les emplois et les investissements dans les secteurs sud-africains de l’automobile et de l’agriculture. Le ministre sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence Parks Tau a déclaré que Pretoria était prête à toutes les issues, tandis que la Cosatu, la principale confédération syndicale du pays, jugeait l’exclusion de plus en plus probable, selon SABC News.
La décision intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Pretoria et l’administration du président américain Donald Trump, qui conteste certaines politiques intérieures et positions internationales sud-africaines. Parks Tau a rencontré le représentant américain au Commerce Jamieson Greer à Washington en septembre pour défendre l’accès sans droits au marché américain.
Cette échéance prolonge les démarches engagées après que Pretoria a été exposée au risque de perdre ses avantages commerciaux américains, le 27 octobre, et après que Ramaphosa a préparé l’Afrique du Sud à une possible sortie de l’AGOA, le 21 octobre. Toute suspension ne prendrait toutefois pas effet immédiatement : l’Afrique du Sud disposerait de 60 jours pour répondre aux préoccupations américaines.






