La commission sud-africaine relie la crise de l’eau du Gauteng au mauvais entretien
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après SABC News
La Commission sud-africaine des droits humains attribue la crise de l’eau dans le Gauteng à la défaillance des infrastructures, au manque d’entretien et à la faible responsabilité des municipalités, plutôt qu’à une pénurie absolue. Son enquête formule huit recommandations et demande aux conseils municipaux de rendre compte de leurs mesures à l’auditeur général dans les trois mois suivant la publication du rapport, selon la commission.
La Commission sud-africaine des droits humains (SAHRC) attribue la crise de l’eau dans le Gauteng aux infrastructures défaillantes, au mauvais entretien et au manque de responsabilité des municipalités, plutôt qu’à une pénurie absolue. Le commissaire Henk Boshoff a présenté ces conclusions lundi 2 novembre à Johannesburg, lors de la publication du rapport d’enquête, selon la chaîne publique SABC News.
La commission formule huit recommandations pour améliorer les services d’eau et d’assainissement et protéger les droits des habitants. Elle demande notamment aux municipalités de traiter les dépenses irrégulières et injustifiées. Chaque conseil municipal devra transmettre au vérificateur général, dans les trois mois suivant la publication du rapport, un bilan des mesures prises, soit au début de 2027.
La SAHRC indique que les camions-citernes, conçus pour répondre aux coupures, sont devenus une source régulière d’approvisionnement pour certaines communautés. Henk Boshoff avertit que cette dépendance expose les habitants à des livraisons incertaines, à des difficultés d’accès et à de possibles abus. Il accuse des responsables municipaux et des prestataires de détourner ces services au profit d’intérêts corrompus.
Cette enquête intervient alors que les réseaux d’eau du Gauteng perdent un milliard de litres par jour, selon un bilan publié le 2 novembre.





