Barrage éthiopien : Le Caire affirme avoir épuisé les négociations
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Egypt Independent
Le ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sewilam, affirme que son pays a épuisé les voies de négociation sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, sans parvenir à un accord avec l’Éthiopie. Il reproche à Addis-Abeba de ne pas avoir appliqué les principes convenus en 2015 et de refuser un projet d’accord négocié à Washington, selon ses déclarations lors du Forum Égypte.
L’Égypte a épuisé les voies de négociation avec l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance, a affirmé le ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sewilam, selon Egypt Independent. Il a déclaré que Le Caire avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour parvenir à un accord, mais que l’Éthiopie n’avait pas répondu aux propositions égyptiennes.
Lors d’une séance consacrée à la sécurité nationale et citoyenne au Forum d’Égypte, en présence du président Abdel Fattah al-Sissi, Hani Sewilam a rappelé que l’Égypte avait signé en 2015 une déclaration de principes avec l’Éthiopie et le Soudan. Les négociations parrainées par les États-Unis, avec la participation de la Banque mondiale, avaient abouti à un projet d’accord sur le remplissage et l’exploitation du barrage, mais celui-ci n’a jamais été signé par les trois pays.
Le principal désaccord porte sur l’absence de règles contraignantes pour la gestion du barrage durant les périodes de sécheresse, ainsi que sur le partage des données et la coordination de son exploitation. L’Égypte réclame un accord juridiquement contraignant pour protéger ses ressources en eau et celles du Soudan, tout en affirmant ne pas contester le droit de l’Éthiopie à produire de l’électricité et à se développer.
Le barrage de la Renaissance, construit par l’Éthiopie sur le Nil Bleu depuis 2011, est au cœur du différend entre les trois pays riverains. Hani Sewilam a accusé Addis-Abeba de ne pas avoir appliqué les engagements de la déclaration de principes et d’avoir déplacé les négociations vers des formats qui n’ont pas abouti.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.




