Benjamin Stora écarte une reprise prochaine des travaux mémoriels algéro-français
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Algérie 360
L’historien Benjamin Stora estime qu’une reprise prochaine des travaux de la commission mixte algéro-française sur la mémoire n’est pas envisageable. Il juge nécessaires des recherches de longue haleine sur la colonisation et ses conséquences, et a évoqué cette perspective lors du Salon international du livre d’Alger, selon El Khabar.
Benjamin Stora estime qu’une reprise prochaine des travaux de la commission mixte d’historiens algériens et français n’est pas à l’ordre du jour. « Pour le moment, je ne le pense pas, mais à l’avenir, oui », a déclaré l’historien au quotidien El Khabar lors du Salon international du livre d’Alger, selon Algérie 360.
L’historien juge que le travail sur la mémoire de la colonisation française n’a pas réellement commencé. Il cite parmi les dossiers à traiter les terres confisquées, les massacres, les soulèvements réprimés et les séquelles sociales de la colonisation, qui nécessitent des recherches prolongées et un accès aux archives. Benjamin Stora rappelle aussi que la France a reconnu sa responsabilité dans la mort d’Ali Boumendjel et de Maurice Audin ainsi que dans les massacres du 17 octobre 1961. Il mentionne enfin la restitution de la dépouille d’une héroïne algérienne et l’ouverture de certains fonds d’archives, selon Algérie 360.
Cette position intervient alors que des fonds liés à la guerre d’Algérie restent soumis au secret-défense, ce qui complique le travail des chercheurs des deux pays. Benjamin Stora conditionne la relance du chantier mémoriel à une volonté politique réelle d’examiner le passé colonial, d’après ses déclarations rapportées par El Khabar.






