Sahara marocain : Trois piliers pour une paix durable, selon le chercheur Aïdara
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego
L'universitaire sénégalais Abdou Latif Aïdara a défendu, lors d'un panel de l'ambassade du Maroc à Dakar pour les 50 ans de la Marche verte, une autodétermination compatible avec la souveraineté marocaine sur le Sahara, appuyée sur trois piliers dont l'autogouvernement des populations. Il s'appuie sur la résolution 1514 de l'ONU, qui n'impose pas l'indépendance, selon Senego.
Le chercheur sénégalais Abdou Latif Aïdara a défendu vendredi, lors d'un panel organisé à Dakar par l'ambassade du Maroc au Sénégal pour le 50e anniversaire de la Marche verte, une lecture de l'autodétermination compatible avec la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Selon l'universitaire, le droit international ne réduit pas nécessairement l'autodétermination à l'indépendance : la résolution 1514 des Nations unies ouvre plusieurs possibilités, dont l'intégration à un État, à condition que le choix soit libre, volontaire et démocratique.
« Chaque fois qu'on parle de référendum, les gens pensent à l'indépendance. Chaque fois qu'on évoque l'autodétermination, les gens pensent également à l'indépendance. Mais non. Selon les Nations unies, l'autodétermination peut prendre plusieurs formes », a-t-il expliqué. Le professeur Aïdara a insisté sur la nécessité de préserver l'intégrité territoriale des États et mis en avant la notion d'allégeance dans la tradition islamique pour comprendre les relations historiques entre le Maroc et les populations du Sahara.
Il a défendu une solution politique reposant sur trois piliers indissociables : la souveraineté du Royaume du Maroc, l'autogouvernement des populations et leur adhésion librement exprimée. « Aucun de ces trois piliers ne tient seul », a-t-il estimé, leur articulation constituant selon lui la condition d'une paix durable au Sahara.
Cette prise de position s'inscrit dans une séquence de soutiens exprimés à Dakar, où Hassan Naciri a réaffirmé la position du Maroc sur le Sahara le 6 novembre, après l'adoption par l'ONU, le 15 octobre, d'une résolution consacrant l'autonomie marocaine comme base de règlement.





