Pour 27avril, un colloque de l'Université de Lomé ménage le pouvoir togolais
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 27avril

Dans une tribune publiée par 27avril, le journal critique le colloque international tenu les 29 et 30 octobre 2026 à l'Université de Lomé sur les juridictions régionales des droits de l'homme, qu'il juge favorable au pouvoir et destiné à remettre en cause la compétence de la Cour de justice de la CEDEAO.
Pour le média togolais 27avril, le colloque international organisé les 29 et 30 octobre 2026 à l'Université de Lomé sur les juridictions régionales de protection des droits de l'homme a ménagé le pouvoir togolais. Le journal relève que la rencontre a mis au centre de ses débats la souveraineté des États et les limites du contrôle juridictionnel régional, plutôt que les atteintes présumées aux principes démocratiques et aux droits des citoyens au Togo.
27avril souligne que l'arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO, saisi notamment par la Ligue togolaise des droits de l'homme, constituait le point de départ incontournable de toute réflexion sur le sujet. La juridiction communautaire y a conclu que la réforme constitutionnelle du 25 mars 2024 contrevenait à l'article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et a qualifié la situation de changement inconstitutionnel.
Le média estime que l'université doit rester un espace d'indépendance intellectuelle et de contradiction, et non une chambre d'enregistrement des préoccupations du pouvoir politique.
Ce colloque s'est tenu un mois après la publication d'un rapport sur les obstacles à l'exécution des décisions des juridictions régionales, alors que la CEDEAO demande au Togo d'exécuter l'arrêt constitutionnel rendu par sa Cour de justice.





