L’UDS-TOGO réclame une concertation pour rétablir l’ordre constitutionnel
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Icilomé

L’Union des démocrates socialistes du Togo a réclamé une concertation nationale inclusive pour restaurer l’ordre constitutionnel et sortir le pays de l’impasse politique. Réunie à Lomé le 24 octobre, la formation propose notamment des réformes institutionnelles et électorales ainsi qu’une loi d’amnistie, en s’appuyant sur un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, selon sa déclaration.
L’Union des démocrates socialistes du Togo (UDS-TOGO) réclame une concertation nationale inclusive pour rétablir l’ordre constitutionnel et apaiser le climat politique. Le parti a adopté cet appel lors d’une session extraordinaire tenue le 24 octobre 2026 à Lomé, selon sa déclaration.
L’UDS-TOGO demande aussi des réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales et socioéconomiques, ainsi qu’une loi d’amnistie destinée à favoriser la réconciliation nationale. Il fonde ses propositions sur l’arrêt du 29 janvier 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO, qui a qualifié la révision constitutionnelle togolaise du 25 mars 2024 de changement inconstitutionnel de gouvernement, en violation de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.
Le parti estime que l’arrêt, qui s’impose aux parties, a une portée limitée : la Cour n’a annulé ni la Constitution du 6 mai 2024 ni les institutions qui en sont issues. Il souligne que la juridiction a demandé la conformité des réformes futures, sans prévoir de mécanisme d’exécution forcée.
L’appel de l’UDS-TOGO intervient après que la CEDEAO a demandé au Togo d’exécuter son arrêt constitutionnel, le 29 octobre 2026.


