Les militaires assouplissent l'interdiction politique en Guinée-Bissau
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Africaguinée

Le Haut Commandement militaire de Guinée-Bissau a annoncé un assouplissement partiel de l'interdiction des activités politiques à partir du 24 novembre 2026. Les partis pourront tenir réunions et congrès internes sous conditions, à deux jours du premier anniversaire du coup d'État du 26 novembre 2025.
Le Haut Commandement militaire, organe central de la transition en Guinée-Bissau, a annoncé le 5 novembre 2026 un assouplissement partiel de l'interdiction des activités politiques, selon un communiqué du Haut Commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l'ordre public. La mesure entre en vigueur le 24 novembre, à deux jours du premier anniversaire du coup d'État du 26 novembre 2025 qui avait renversé le président Umaro Sissoco Embaló.
Les réunions internes, rencontres de coordination, assemblées et congrès des partis légalement constitués sont désormais autorisés, à condition de se tenir dans des lieux préalablement définis et après notification aux autorités compétentes. Les marches, manifestations, défilés et rassemblements politiques publics restent en revanche interdits, de même que toute initiative « susceptible de compromettre la sécurité nationale, la tranquillité sociale et l'ordre public », précise le communiqué. Les partis et leurs dirigeants doivent s'abstenir de tout acte susceptible d'inciter à la violence, au tribalisme ou à la confrontation, sous peine de voir les restrictions rétablies.
Cette ouverture intervient après les appels de la coalition API-Cabaz Garandi à un pacte politique national, lancés le 4 novembre. Elle fait suite à la mobilisation de deux coalitions en faveur d'un pacte civil-militaire début octobre et à l'appel de 24 personnalités à la Cédéao pour rétablir l'ordre constitutionnel.



