L’ONU alerte sur l’essor de la cybercriminalité dopée par l’IA
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tchadinfos
Image d’illustration · Tima Miroshnichenko · Pexels · Licence PexelsL’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime estime que l’intelligence artificielle permet aux cybercriminels d’automatiser davantage d’attaques et de produire des contenus plus crédibles. Les outils génératifs facilitent notamment l’hameçonnage multilingue, les usurpations d’identité et les campagnes visant entreprises, administrations et institutions financières, selon l’ONUDC.
L’intelligence artificielle permet aux cybercriminels de produire des courriels d’hameçonnage, des voix, des images et des vidéos plus crédibles, tout en réduisant le coût et les compétences nécessaires pour mener des attaques. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) appelle les gouvernements à renforcer leur coopération face à des réseaux qui opèrent au-delà des frontières, dans un communiqué rendu public vendredi.
Les outils génératifs permettent notamment de rédiger des messages dans plusieurs langues sans les fautes qui pouvaient auparavant alerter les victimes. Ils peuvent aussi personnaliser les tentatives, automatiser certaines étapes et multiplier les attaques contre des particuliers, des entreprises, des administrations et des institutions financières, selon l’ONUDC.
L’ONUDC décrit également une cybercriminalité de plus en plus organisée autour d’un marché illicite où des logiciels malveillants, des kits d’hameçonnage et des accès à des systèmes compromis peuvent être acquis séparément. Des spécialistes réunis au congrès des Nations unies sur la prévention du crime en septembre ont décrit ce fonctionnement, qui réduit encore le niveau de compétence nécessaire pour utiliser ces services.





