Kinshasa menace de prison les opposants se rendant à Goma
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après RFI
Le vice-Premier ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, menace de poursuites les opposants qui se rendraient à Goma sans autorisation gouvernementale pour rencontrer Joseph Kabila. Il évoque une peine d’un à cinq ans de servitude pénale en s’appuyant sur l’article 192 du Code pénal, rapporte RFI.
Le vice-Premier ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, menace de poursuites les opposants qui se rendraient à Goma sans autorisation, avec une peine pouvant aller d’un à cinq ans de servitude pénale, rapporte RFI. Il affirme s’appuyer notamment sur l’article 192 du Code pénal congolais, qui sanctionne en temps de guerre les relations non autorisées avec des ressortissants ou agents d’une puissance ennemie.
Jacquemain Shabani prévoit également de saisir les présidents des deux chambres du Parlement. La coalition de l’Article 64, qui envisage une rencontre avec l’ancien président Joseph Kabila à Goma, présente pour sa part cette démarche comme une recherche de solutions pacifiques à la crise, rapporte RFI.
Sur le front judiciaire, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, donne trente jours aux magistrats pour réexaminer les détentions et contribuer au désengorgement des prisons, rapporte RFI. La prison centrale de Makala, à Kinshasa, compte 16 155 détenus pour une capacité de 1 500 places, dont 303 femmes et 201 enfants.
La pression sur l’opposition intervient après plusieurs prises de position publiques contre Joseph Kabila et sa rébellion. Le 26 octobre, Eddy Kapend, chef de la Garde républicaine congolaise, avait accusé l’ancien président de vouloir reprendre le pouvoir par les armes, tandis que des ressortissants de l’ex-province de Léopoldville ont annoncé le 5 novembre leur soutien au Front de résistance nationale de Kabila.





