Les règles nigérianes contre la fraude ignorent les paiements par intelligence artificielle
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday
Image d’illustration · Kampus Production · Pexels · Licence PexelsAu Nigeria, l’essor des achats et transferts déclenchés par des assistants d’intelligence artificielle met à l’épreuve les règles de remboursement des fraudes bancaires. Les directives provisoires de la Banque centrale prévoient des délais d’enquête et d’indemnisation, mais ne précisent pas comment traiter les paiements automatisés, selon Businessday.
Depuis juin, des utilisateurs nigérians peuvent demander à l’assistant d’intelligence artificielle Index de Paystack d’acheter du crédit téléphonique et de régler des achats directement dans une conversation. Cette évolution met à l’épreuve les règles nigérianes sur les fraudes aux paiements autorisés, selon une analyse publiée par Businessday.
Le projet de lignes directrices de la Banque centrale du Nigeria (CBN) prévoit une enquête dans un délai de 14 jours ouvrables et un remboursement sous 48 heures après sa conclusion. En cas de fraude, si aucune institution n’est en faute, les pertes seraient partagées à parts égales entre les établissements concernés. Mais le texte vise les paiements qu’un client est amené à effectuer lui-même et ne définit ni le rôle d’un logiciel ni celui d’un assistant automatisé.
Businessday relève qu’un assistant pourrait payer un escroc après avoir été trompé par une fausse facture en ligne. La banque pourrait alors contester le caractère volontaire du paiement ou invoquer une négligence du client. Le média souligne que les règles excluent le remboursement si le client a agi frauduleusement ou avec négligence.
Le gouverneur de la Réserve fédérale américaine Christopher Waller a soulevé la question de la responsabilité des achats erronés effectués par un agent au sommet Sibos, à Miami, le 29 septembre. En juillet, le Trésor britannique a également ouvert une consultation sur la modernisation de la réglementation des services de paiement. Cette réflexion intervient alors que le Nigeria et le Royaume-Uni ont récemment renforcé leur coopération sur les normes de l’IA et du commerce numérique, annoncée le 25 octobre.



