Karen Allen alerte sur les cybermenaces liées à l’IA en Afrique
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Expansao

Karen Allen, consultante à l’Institut d’études de sécurité, appelle les dirigeants africains à mieux se préparer aux cyberattaques, opérations de surveillance et campagnes d’influence facilitées par l’intelligence artificielle. Un rapport d’Anthropic cite notamment des cas au Kenya, en République centrafricaine, en RD Congo, au Soudan et au Mali, selon l’analyse de la spécialiste.
L’Afrique doit se préparer à des cybermenaces à grande échelle alimentées par l’intelligence artificielle, avertit Karen Allen, consultante à l’Institut d’études de sécurité (ISS), basé à Pretoria. Elle réagit à un rapport d’Anthropic sur l’utilisation malveillante de son agent d’intelligence artificielle Claude, selon Expansão.
Le rapport indique que Claude, utilisé par environ 30 millions de personnes dans le monde, a servi à des cyberattaques, à des opérations de surveillance et à des campagnes d’influence. Les cas étudiés concernent notamment le Kenya, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Mali. Allen estime que la faible maîtrise du numérique et le retard de la réglementation face au développement de l’IA rendent les citoyens vulnérables au vol de données, à la surveillance et aux manipulations en ligne.
Au Mali, des modèles de Claude auraient été employés dans des opérations de surveillance. En République centrafricaine, des chercheurs ont repéré un réseau de fausses stations de radio diffusant des contenus générés par IA, tandis que la RDC figurait dans un réseau de production de fausses nouvelles. Allen ajoute que plusieurs campagnes d’influence sont liées à des acteurs étrangers, notamment russes, et que l’IA accélère leur diffusion.
Elle rappelle que des campagnes visant à imiter un soutien spontané ont déjà été utilisées lors d’élections au Kenya. Son avertissement concerne aussi l’Angola, qui doit organiser des élections générales l’année prochaine, rapporte Expansão.



