Morts de 33 détenus à Minna : la commission réclame des excuses au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Leadership

La commission ministérielle d’enquête demande au gouvernement nigérian de présenter des excuses aux familles et aux survivants après la mort de 33 personnes détenues à Minna, dont 14 mineurs. Son rapport impute les décès à la surpopulation, aux conditions de détention et aux défaillances de surveillance, et écarte l’hypothèse d’une épidémie, selon le président de la commission, Jonathan Kure.
La commission ministérielle indépendante chargée d’enquêter sur la mort de 33 détenus du Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC), à Minna, recommande au gouvernement fédéral de présenter des excuses aux familles endeuillées, aux survivants et à la population. Son président, Jonathan Kure, a remis le rapport au ministre de l’Intérieur Olubunmi Tunji-Ojo, le 27 octobre à Abuja.
La commission attribue les décès à une surpopulation extrême, à des conditions de détention illégales et inadaptées, ainsi qu’à des appels à l’aide ignorés et à des défaillances de surveillance. Quatorze des personnes mortes étaient mineures. La commission a recensé 41 survivants.
Selon l’enquête, environ 50 hommes étaient enfermés dans une cellule d’une vingtaine de mètres carrés, sans ventilation suffisante, eau courante ni toilettes fonctionnelles. Les détenus ont réclamé de l’aide et de l’eau à partir du 16 septembre au soir, mais les agents n’auraient pas réagi à temps. Les décès se sont produits entre le soir du 16 et le matin du 17 septembre 2026.
Les éléments médicaux et médico-légaux indiquent une insuffisance respiratoire aiguë compatible avec une asphyxie due à l’environnement, et non une épidémie. Trente des défunts avaient été enterrés avant l’arrivée de l’équipe médicale de la commission, qui n’a donc pu examiner que trois corps. Le rapport complète l’enquête sur les décès à Minna et ses conclusions sur les preuves altérées, publiées le 27 octobre.


