Sénégal Bi Nu Bokk critique le refus de Sonko sur le budget rectificatif
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Seneweb
Le réseau de cadres du mouvement Sénégal Bi Nu Bokk, dirigé par Barthélémy Toye Dias, critique le refus d’Ousmane Sonko de voter la loi de finances rectificative 2026 et l’accuse de bloquer le contrôle parlementaire. Son communiqué du 25 octobre évoque notamment une dette de 27 132 milliards de francs CFA, soit 105,3 % du PIB fin 2025, et une croissance prévue ramenée de 5 % à 2,7 %, selon Seneweb.
Le Réseau des cadres de Senegal Bi Nu Bokk, dirigé par Barthélémy Toye Dias, qualifie de « blocage politique » le refus d’Ousmane Sonko de voter le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 et appelle à la responsabilité budgétaire. Il s’est exprimé dans un communiqué publié le 25 octobre, selon le document de l’organisation politique.
Le réseau rappelle que la LFR doit ajuster le budget initial à l’évolution des recettes, des dépenses et de la conjoncture. Il souligne que les dépenses en capital ont atteint 1 471,8 milliards de francs CFA en 2025, soit 78,4 % des prévisions révisées, et demande que ce niveau d’exécution soit pris en compte dans le débat sur les investissements.
Le communiqué fait état d’une dette totale de 27 132 milliards de francs CFA fin 2025, équivalant à 105,3 % du produit intérieur brut. Il relève aussi que la prévision de croissance pour 2026 a été ramenée de 5 % à 2,7 %, tandis que le prix de l’essence approche 990 francs CFA le litre. Le projet prévoit une baisse des subventions pétrolières, de 790 à 552 milliards de francs CFA, et une hausse du déficit budgétaire, de 1 245 à 1 735 milliards de francs CFA, soit de 5,4 % à 7,6 % du PIB.
Cette prise de position intervient alors que l’Assemblée sénégalaise examine le budget rectificatif 2026, après plusieurs critiques publiques contre le refus d’Ousmane Sonko. Le 27 octobre, une alerte au gaz a suspendu l’examen du budget rectificatif sénégalais.





