Les PME d’Eswatini fragilisées par la concurrence étrangère et les coûts
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Times of Eswatini

Les petites et moyennes entreprises d’Eswatini sont fragilisées par la concurrence étrangère, les coûts d’exploitation et le manque d’accès au financement, avertit l’économiste George H. Choongwa. Dans une note de politique publique citée par le Times of Eswatini, il souligne aussi que les retards de paiement d’au moins 30 jours compliquent la situation des fournisseurs locaux et appelle à des mesures publiques plus fortes.
Les petites et moyennes entreprises (PME) locales d’Eswatini sont fragilisées par la concurrence d’entreprises étrangères, la hausse des coûts et l’accès limité au financement, alerte l’économiste George H. Choongwa dans une note de politique publique publiée par la Southern African Research Foundation for Economic Development (SARFED), rapporte le Times of Eswatini. Il estime que les entreprises locales risquent de perdre du terrain face à des concurrents disposant de réseaux commerciaux et de financements plus importants.
Les PME qui fournissent de grandes entreprises doivent parfois attendre au moins 30 jours pour être payées, alors qu’elles doivent continuer à couvrir leurs dépenses courantes et la hausse des prix des matières premières. Choongwa avertit que ces retards pèsent sur leur fonds de roulement et peuvent compromettre la poursuite de leurs activités.
Sa note souligne aussi la pression des difficultés sociales : le chômage dépasse 52 % chez les 15-24 ans. En 2025, environ 54 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté de 4,20 dollars par jour, calculé en parité de pouvoir d’achat sur la base de 2021. L’indice de Gini du pays atteint 51,2, reflet d’une forte inégalité des revenus.




