Les coupes humanitaires privent des milliers de Sud-Soudanais de soins
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Eye Radio
Image d’illustration · Thirdman · Pexels · Licence PexelsLes réductions de financements et le retrait d’organisations humanitaires privent des milliers de personnes de soins essentiels au Soudan du Sud, selon Médecins Sans Frontières. À Aweil et Akobo, des femmes et des enfants arrivent dans des états critiques après la fermeture de structures, les pénuries de médicaments et l’allongement des trajets vers les hôpitaux, rapporte MSF.
Le nombre de centres et unités de soins de santé primaires fonctionnels dans l’État de Bahr el-Ghazal du Nord, au Soudan du Sud, est passé de 131 à 63 en janvier 2026, selon Médecins Sans Frontières (MSF). L’organisation relie cette baisse aux pénuries de financement du programme de transformation du secteur de la santé du pays et au retrait d’organisations humanitaires.
À Aweil, l’hôpital d’État, seul établissement de soins secondaires de la zone, dessert environ 1,4 million de personnes, selon MSF. La fermeture du centre de santé de Ruangol en février 2025, faute de personnel, de médicaments et de sage-femme, contraint notamment les patients à parcourir de longues distances pour recevoir des soins.
MSF indique que ses équipes reçoivent de plus en plus de femmes et d’enfants dans des états critiques à Aweil et à Akobo, dans l’État de Jonglei. L’organisation cite notamment un garçon de 18 mois, Rau, hospitalisé à Aweil pour un paludisme grave et une malnutrition aiguë modérée après avoir dû attendre que son état se dégrade avant d’être soigné.





