L’association sud-soudanaise accuse des chefs de violer les droits des femmes
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Eye Radio

L’Association des défenseures des femmes du Soudan du Sud accuse certains chefs traditionnels de traiter des affaires pénales hors de leur compétence et de porter atteinte aux droits des femmes. Sa présidente Basfila Banisto demande notamment que les affaires de viol et de meurtre soient transmises aux tribunaux compétents.
La présidente de la South Sudan Women Advocates Association, Basfila Banisto, accuse certains chefs traditionnels du Soudan du Sud de traiter des affaires qui dépassent leurs compétences légales, notamment des viols et des meurtres. Elle demande que les infractions graves soient renvoyées devant les tribunaux compétents.
Selon Basfila Banisto, certains chefs auraient notamment ordonné à des victimes de viol d’épouser leur agresseur ou d’accepter une compensation, alors que le viol constitue une infraction pénale. Elle affirme également que certains dirigeants traditionnels refusent à des femmes le droit constitutionnel d’hériter de biens en raison de leur sexe.
La responsable appelle à renforcer les échanges avec les chefs traditionnels afin qu’ils connaissent les limites de leur autorité et distinguent les affaires mineures qu’ils peuvent traiter des infractions graves, comme le meurtre, qui doivent être transmises à la Haute Cour.




