Le paiement mobile pourrait atténuer la pénurie de liquidités au Burundi
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Yaga Burundi

Au Burundi, la pénurie de liquidités pousse certains opérateurs économiques à conserver leur argent chez eux, tandis que les banques peinent à répondre aux retraits. Le paiement mobile, notamment avec BurundiPay, pourrait réduire la dépendance aux espèces, mais ses frais, les coupures d’électricité et les habitudes de paiement freinent son adoption, selon Yaga Burundi.
Le paiement mobile pourrait réduire la demande de billets au Burundi, où les banques manquent de liquidités et où certains opérateurs économiques conservent leur argent chez eux par crainte de ne pas pouvoir le retirer. Roger Guy Ghislain Ntwenguye, administrateur directeur général de la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB), a fait ce constat début octobre 2026 lors d’une rencontre entre le secteur privé et le ministre du Commerce, selon Breaking Burundi, cité par Yaga Burundi.
Le système national BurundiPay permet d’effectuer des transferts et des paiements instantanés, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, depuis un compte bancaire ou un portefeuille mobile. La Banque de la République du Burundi (BRB) l’a lancé le 23 avril 2026, selon l’Agence Ecofin citée par Yaga Burundi. Son interopérabilité permet de relier les banques commerciales et les portefeuilles mobiles.
L’adoption à grande échelle reste freinée par le coût des transactions, les coupures d’électricité et les habitudes de paiement en espèces. Les achats du quotidien, notamment dans les boutiques et les marchés, reposent encore largement sur les billets, ce qui entretient les besoins de retrait et la pression sur les liquidités bancaires.





