L’Éthiopie mise sur les véhicules électriques pour réduire ses importations pétrolières
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Fanamc

L’Éthiopie veut développer les véhicules électriques pour réduire sa dépendance au pétrole importé, limiter l’exposition aux fluctuations des prix et valoriser son électricité renouvelable. Cette transition doit aussi soutenir l’industrialisation et renforcer la sécurité énergétique du pays, selon Fanamc.
L’Éthiopie considère la transition vers les véhicules électriques comme un moyen de réduire sa dépendance aux importations de pétrole et de mieux valoriser son électricité produite localement, rapporte Fanamc dans une dépêche datée du 31 octobre 2026. Le pays veut ainsi limiter son exposition aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole et aux perturbations des approvisionnements énergétiques.
Le remplacement progressif des carburants importés par l’électricité nationale pourrait alléger la pression sur les réserves de change, contenir les coûts du transport et de la logistique et réduire l’impact des prix des carburants sur l’inflation, selon Fanamc. La mobilité électrique s’appuie notamment sur l’hydroélectricité éthiopienne, ainsi que sur les ressources éoliennes, solaires et géothermiques du pays. Le barrage de la Renaissance éthiopienne a renforcé les capacités de production disponibles pour les transports et l’industrie.
Cette orientation prolonge les efforts de diversification des transports éthiopiens, après la mise en service de 26 bus au gaz et la baisse de moitié des tarifs le 30 octobre et la conversion des taxis au gaz naturel. Elle s’inscrit aussi dans la volonté annoncée le 19 octobre de développer la production manufacturière locale, en favorisant une utilisation industrielle des ressources énergétiques nationales.



