Le Burundi renforce le contrôle des départs de travailleurs vers le Golfe
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Iwacu

Le gouvernement burundais a suspendu provisoirement 65 agences de recrutement et exige que l’employeur, le salaire, le logement et les recours soient vérifiés avant le départ des travailleurs. Plus de 21 000 Burundais ont rejoint des emplois dans le Golfe, dont plus de 21 200 en Arabie saoudite selon les chiffres annoncés en mars 2026, rapporte Iwacu.
Le ministre burundais des Affaires étrangères exige que les conditions d’emploi soient vérifiées avant le départ des travailleurs vers les pays du Golfe, après la suspension provisoire de 65 agences de recrutement pour des irrégularités, rapporte Iwacu.
En mars 2026, le gouvernement avait annoncé que 21 642 Burundais avaient bénéficié du programme de migration de travail, dont plus de 21 200 en Arabie saoudite. Le ministre met en garde contre des placements « spéculatifs ou massifs » et réclame la vérification de l’employeur, du poste, du salaire, du lieu de travail, du logement et des recours en cas de plainte.
Le ministère a également dénoncé des réseaux susceptibles d’exposer les candidats à l’exploitation, à l’escroquerie ou à l’enrôlement dans des conflits armés. Iwacu souligne que les départs répondent parfois à un projet d’épargne et de retour, mais aussi au manque de perspectives au Burundi.
La suspension des agences fait suite aux accréditations suspendues en octobre. Le contrôle des recrutements s’inscrit aussi dans le contexte des douze Burundaises mortes dans des pays arabes au travail, rapportées le 13 octobre.



