Gatumba : un an sans eau potable, des cas de choléra signalés
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Iwacu Burundi
Wikimedia Commons · Usage libreÀ Mahotera, dans la zone de Gatumba au Burundi, les robinets sont à sec depuis plus d’un an après les inondations du lac Tanganyika, contraignant des habitants à utiliser une eau souterraine de qualité incertaine. Des cas de choléra ont été signalés et un bidon d’eau potable coûte 2 000 BIF, rapporte Iwacu.
Les habitants de la colline Mahotera, dans la zone de Gatumba au Burundi, disent ne plus recevoir d’eau potable de la Regideso depuis plus d’un an. Des cas de choléra ont également été signalés dans la localité, rapporte Iwacu Burundi, qui cite des résidents.
Espérance Nimbona affirme qu’une voisine a été hospitalisée deux semaines plus tôt après une forte diarrhée et que le choléra lui a été diagnostiqué. Faute d’eau courante, certains habitants se tournent vers l’eau puisée dans le sous-sol, dont la qualité est douteuse. Candide Nikwibitanga, mère de trois enfants, dit l’utiliser pour cuisiner et parfois pour boire, faute de pouvoir acheter de l’eau potable. Un bidon coûte 2 000 francs burundais (BIF).
Le prix d’un bidon de 20 litres livré à domicile dépend aussi de la distance et du transport. Vincent Nibitanga, qui habite Gaharawe, dit payer 4 000 BIF pour une livraison par taxi-vélo, sans pouvoir vérifier où l’eau a été puisée. Les résidents dénoncent des pratiques qu’ils jugent abusives concernant la provenance de l’eau vendue.
La pénurie de Gatumba s’inscrit dans un contexte de difficultés d’approvisionnement en eau signalées dans d’autres quartiers du Burundi. À Kanyosha, des habitants de Bujumbura avaient eux aussi rapporté des coupures de plusieurs jours, dans un article consacré aux pénuries d’eau publié le 19 octobre 2026.





