La Russie recrute plus de 45 000 étrangers pour combattre en Ukraine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Atlantic Council Africa Center
La Russie a recruté plus de 45 000 ressortissants de 151 pays dans ses forces armées engagées en Ukraine depuis février 2022, selon les autorités ukrainiennes. Des enquêtes décrivent des recrutements par tromperie, promesses d'emploi et endettement, avec des étrangers envoyés au front, d'après Truth Hounds et la Fédération internationale pour les droits humains.
La Russie a recruté plus de 45 000 ressortissants étrangers originaires de 151 pays dans ses forces armées engagées en Ukraine depuis février 2022, selon les autorités ukrainiennes, rapporte l'Atlantic Council Africa Center dans une analyse publiée par son Africa Center. Une part importante de ces recrues aurait été contrainte ou trompée au moment de s'engager, selon un rapport d'avril 2026 de Truth Hounds, ONG ukrainienne d'enquête, et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), fondé sur des entretiens avec des prisonniers de guerre étrangers détenus en Ukraine.
Ce rapport décrit un système de recrutement reposant sur des annonces publiées sur les réseaux sociaux, des promesses d'emplois civils en Russie, des courtiers locaux, des dettes et des contrats que les recrues ne comprennent pas entièrement. Certaines annonces proposent des postes non combattants, laissant croire aux candidats qu'ils rejoignent l'armée sans risque de déploiement sur la ligne de front ; presque toutes les recrues étrangères finissent pourtant sur le front, où la mortalité est élevée.
Plusieurs pays dont des citoyens sont concernés ont publiquement demandé à Moscou de cesser ces enrôlements, notamment le Kenya, le Ghana et la Jordanie. La Russie aurait établi une « liste noire » de pays « amis » dont les ressortissants ne doivent pas être enrôlés, mais la campagne se poursuit et s'étend à de nouvelles vagues, notamment au Pérou, en Indonésie, aux Philippines et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est. Depuis 2022, le Kremlin a plusieurs fois assoupli les conditions d'accès à la citoyenneté pour les recrues militaires étrangères, supprimant notamment les exigences de connaissance de la langue, de résidence et de service au combat.
Cette analyse paraît deux jours après la publication d'une étude sur des Africains recrutés par la Russie et prisonniers en Ukraine, le 6 novembre, dans un contexte de frappes russes sur des centrales électriques ukrainiennes le 4 novembre.






