La Guinée expulse plus de 8 000 orpailleurs burkinabè, Ouagadougou dénonce des violences
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 27avril
La Guinée a expulsé sans préavis plus de 8 000 orpailleurs burkinabè de son territoire, après l'interdiction de l'orpaillage artisanal dans plusieurs zones du nord-est du pays. Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, dénonce des traitements inhumains et dégradants, avec des blessés et des morts, et réclame une concertation diplomatique. Les expulsés, accueillis au Mali, attendent un soutien à leur réinsertion, selon 27avril.
Environ 8 000 orpailleurs burkinabè expulsés de Guinée ont été pris en charge au Mali avant leur retour au Burkina Faso, après l’interdiction de l’orpaillage artisanal et illégal dans plusieurs zones du nord-est guinéen, selon Africanews. Le ministre burkinabè chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, affirme que l’opération s’est déroulée sans concertation avec les autorités diplomatiques burkinabè et que des personnes ont subi des traitements inhumains et dégradants, avec des blessés et des morts.
Les orpailleurs demandent au gouvernement burkinabè un soutien pour leur réinsertion, certains ayant perdu leurs moyens de subsistance. Abdoul Kaboré, un orpailleur refoulé de Guinée, appelle notamment à des mesures permettant aux personnes diplômées et non diplômées de reprendre une activité. Environ 200 bus ont par ailleurs été mobilisés à Ouagadougou pour organiser leur retour, selon Africanews.
Au Mali, des vivres ont été distribués aux personnes expulsées. Alimata Zongo, une Burkinabè résidant dans le pays, a présenté cet accueil comme un geste de solidarité entre membres de l’AES, alliance du Mali, du Burkina Faso et du Niger, selon Africanews.
L’expulsion intervient après l’interdiction de l’orpaillage dans les cours d’eau de Siguiri, annoncée le 2 novembre par la Guinée, puis la suspension de l’orpaillage à Siguiri annoncée le 5 novembre par les autorités guinéennes. Le Burkina avait indiqué le 5 novembre ne pas avoir été informé des expulsions. Le 7 novembre, les premiers orpailleurs expulsés ont commencé à rentrer au Burkina Faso.







