La crise mondiale pèse sur les budgets des ménages ougandais
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après PML Daily
Image d’illustration · Mwesigwa Joel · Pexels · Licence PexelsLa hausse des prix alimentaires, des carburants et des matières premières ainsi que la dépréciation du shilling réduisent le pouvoir d’achat des ménages ougandais. Les effets varient selon les revenus, l’exposition aux importations et l’évolution des taux d’intérêt, explique Michael Jjingo dans une analyse publiée par PML Daily.
La dépréciation du shilling ougandais et la hausse des prix des aliments, des carburants et des matières premières réduisent le pouvoir d’achat des ménages en Ouganda, rapporte PML Daily. Un foyer gagnant 5 millions de shillings ougandais par mois peut ainsi acheter moins de biens et de services qu’un an auparavant, alors que les dépenses de scolarité, d’alimentation, de transport, de services publics et de santé continuent de peser sur le même revenu.
PML Daily relie ces tensions aux évolutions de l’économie mondiale, notamment aux conflits au Moyen-Orient, à la hausse des cours internationaux du pétrole, aux fluctuations monétaires et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Les effets diffèrent selon les ménages : les pays exportateurs de pétrole peuvent bénéficier de cours plus élevés, tandis que les pays importateurs supportent des coûts supplémentaires.
Le média souligne également que deux familles disposant du même revenu peuvent subir différemment une période de tensions économiques. L’une peut cumuler des crédits automobiles, un emprunt immobilier et des dépenses élevées, tandis que l’autre conserve une épargne de précaution, détient des actifs productifs et investit régulièrement.
Cette analyse intervient alors que la hausse des prix a déjà réduit les dépenses des Ougandais, selon un précédent rapport de PML Daily publié le 28 octobre. Elle fait aussi suite au recul de l’indice PMI ougandais à 53 en septembre, rapporté le 7 octobre.





