Pour le Sowetan, la hausse des prix de l'électricité ruine les municipalités sud-africaines
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan
Image d’illustration · Akashni Weimers · Pexels · Licence PexelsDans une tribune au quotidien Sowetan, Philip van Ryneveld et Jugal Mahabir, deux contributeurs au Livre blanc sur les collectivités locales, expliquent que la hausse des prix de l'électricité a épuisé les excédents que les municipalités tiraient de la revente en gros d'Eskom, fragilisant leurs finances. Ce poste, le plus lourd des budgets municipaux, pèse aussi le plus sur les ménages.
Les grandes municipalités sud-africaines achètent généralement leur électricité en gros à Eskom, puis la revendent aux consommateurs avec une marge destinée à financer leurs réseaux de distribution, notamment leur exploitation, leur maintenance, les transformateurs et les lignes électriques, selon le Sowetan. Historiquement, cette activité dégageait un excédent utilisé par les municipalités pour subventionner d’autres services.
L’électricité représente aussi le principal poste des budgets municipaux et la plus grosse composante des factures municipales des ménages, selon le Sowetan. Le livre blanc récemment lancé sur les collectivités locales recense parallèlement des problèmes internes tels que la mauvaise administration et la corruption, ainsi que des difficultés externes auxquelles sont confrontées les municipalités. Ses auteurs, Philip van Ryneveld, ancien directeur financier de la ville du Cap, et Jugal Mahabir, chercheur au Public Affairs Research Institute, ont participé à sa rédaction.
Les difficultés financières liées à l’électricité s’inscrivent dans un contexte où l’Afrique du Sud prépare une réforme du secteur électrique sans hausse des prix, annoncée le 1er novembre 2026 par le gouvernement sud-africain. Les coupures d’eau et d’électricité figuraient aussi parmi les principales préoccupations des électeurs avant les élections locales, selon un article publié le 5 novembre 2026 sur les préoccupations électorales.




