La C64 congolaise rejette la rébellion armée et réclame un dialogue inclusif
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan

La coalition d’opposition congolaise C64 rejette le recours à la rébellion armée et demande un dialogue inclusif entre les parties au conflit, tout en s’opposant à une réforme constitutionnelle qui permettrait à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. À l’issue d’une réunion de deux jours à Rome, elle a annoncé vouloir rencontrer Tshisekedi et Joseph Kabila, selon Reuters.
La coalition d’opposition congolaise C64 a rejeté le recours à la rébellion armée et appelé à un dialogue réunissant toutes les parties au conflit en République démocratique du Congo, selon Reuters. Dans une déclaration publiée mardi à l’issue de deux jours de réunion à Rome, en Italie, elle a estimé qu’aucune solution militaire ne pouvait régler le conflit.
La C64, qui rassemble cinq dirigeants de l’opposition, dont les anciens candidats à la présidentielle Martin Fayulu et Moïse Katumbi, a renouvelé son opposition aux réformes constitutionnelles qui permettraient au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. La coalition a demandé le respect de la Constitution et prévoit de solliciter une rencontre avec Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila afin de contribuer à un dialogue inclusif.
La coalition a également réclamé la libération de responsables de l’opposition détenus. Elle a notamment cité Prince Epenge, un allié de Fayulu arrêté dimanche à l’aéroport de Kinshasa alors qu’il devait se rendre à Rome, selon la C64.
La réunion de Rome s’inscrit dans la continuité des démarches de la coalition pour obtenir des discussions politiques. Le 27 octobre, la C64 avait proposé de réunir Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.



