São Tomé-et-Príncipe n’a toujours pas adopté sa loi sur l’accès à l’information
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Rstp
Image d’illustration · Mikhail Nilov · Pexels · Licence PexelsDes professionnels des médias et de la société civile de São Tomé-et-Príncipe déplorent que les gouvernements successifs n’aient pas adopté la loi sur l’accès à l’information, malgré un avant-projet présenté en 2019. Le texte viserait notamment à faciliter la consultation des contrats publics, des budgets de l’État et des rapports des institutions, selon le directeur exécutif du Centre d’intégrité publique, Deodato Capela, et l’avocate Nádia Bragança.
São Tomé-et-Príncipe n’a toujours pas adopté de loi encadrant l’accès à l’information publique, malgré la présentation d’un avant-projet en octobre 2019. Le directeur exécutif du Centre d’intégrité publique (CIP), Deodato Capela, a indiqué que des démarches avaient alors été menées auprès des groupes parlementaires et du président de l’Assemblée nationale.
L’avant-projet, élaboré dans le cadre du projet Propalop, devait faciliter l’accès aux documents administratifs, notamment aux contrats publics. L’avocate Nádia Bragança cite aussi les budgets généraux de l’État et les rapports d’activité des institutions parmi les informations d’intérêt public auxquelles les citoyens devraient pouvoir accéder, sous réserve des droits protégés par la loi.
Les professionnels des médias estiment que l’absence de règles précises complique l’exercice du journalisme et l’interprétation d’un droit pourtant inscrit dans la Constitution. Le pays dispose néanmoins de l’article 74 de sa Constitution et du Code de procédure administrative, adopté par le décret-loi n° 25/2005, qui encadrent ce droit. RSTP rapporte que les journalistes et acteurs de la société civile appellent à poursuivre le plaidoyer pour l’adoption de la loi.





