RDC : Tshisekedi assure que la situation est sous contrôle
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Actualité.cd

Le président Félix Tshisekedi a assuré aux députés et sénateurs de l’Union sacrée que la situation sécuritaire était sous contrôle, alors que Joseph Kabila dirige désormais le Front pour la refondation de la nation issu de l’AFC/M23. Il a aussi accusé son prédécesseur et le Rwanda d’alimenter l’agression, selon Actualité.cd.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a assuré samedi 24 octobre aux députés et sénateurs de l’Union sacrée que la situation sécuritaire était « sous contrôle à tous les niveaux ». Il leur a demandé de rassurer la population et de rester attachés à la République et à l’unité nationale, à l’approche du dialogue national, d’après Actualité.cd.
Félix Tshisekedi a accusé son prédécesseur Joseph Kabila d’avoir rejoint le Front pour la refondation de la nation (FRN), issu de l’AFC/M23, pour donner une « coloration congolaise » à l’agression menée selon lui depuis l’étranger. Il a également affirmé que les sanctions et la pression militaire congolaises avaient « asphyxié Kigali », tout en reconnaissant la persistance d’infiltrations au sein de l’armée, rapporte Actualité.cd.
Le chef de l’État a demandé aux élus d’expliquer à leurs électeurs que le dialogue national vise, selon lui, à ramener le pays à une certaine normalité et non à le maintenir au pouvoir. Il a toutefois déclaré que la majorité pourrait décider de toucher à la Constitution et qu’il s’arrêterait en 2028 si elle refusait de le faire, selon une personne présente à la réunion.
Félix Tshisekedi doit nommer la semaine prochaine les animateurs du dialogue, les coordinations nationale et provinciales ainsi que les superviseurs de chaque province. Deux cofacilitateurs de l’Union africaine, un homme et une femme, doivent appuyer les travaux. Cette annonce intervient après plusieurs prises de position sur le ralliement de Joseph Kabila au FRN, notamment l’appel de Germain Kambinga à soutenir Tshisekedi face au Front de Kabila, le 15 octobre, et la demande de Patrick Muyaya à l’opposition de clarifier sa position sur Kabila, le 19 octobre.



