L’opposant congolais Prince Epenge transféré à Makala
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Le Potentiel et Actualité.cd

Prince Epenge, responsable de l’opposition congolaise, a été transféré à la prison centrale de Makala après le rejet de sa demande de liberté provisoire, malgré l’absence de notification préalable à sa défense, selon Le Potentiel et Actualité.cd. Martin Fayulu dénonce une décision contraire à la suspension des admissions dans cette prison surpeuplée et exige sa libération, rapporte Actualité.cd.
L’opposant congolais Prince Epenge a été transféré à la prison centrale de Makala après le rejet de sa demande de liberté provisoire, a confirmé son avocat Clément Muza à Actualité.cd et déclaré au Potentiel. La défense affirme ne pas avoir été informée au préalable de la décision du tribunal, qui avait fait comparaître Epenge la veille en chambre du conseil.
Martin Fayulu a dénoncé le transfèrement le 31 octobre sur X, estimant qu’il contredisait la suspension des admissions de nouveaux détenus à Makala, une prison déjà surpeuplée. Le leader de LAMUKA, qui présente Epenge comme le président d’ADD Congo, le porte-parole de Lamuka et un membre de la C64, a exigé sa libération immédiate, selon Actualité.cd.
Le secrétaire général de l’ECIDé, Devos Kitoko, a qualifié le transfèrement d’atteinte aux principes démocratiques et d’« insulte au combat pour la démocratie en RDC ». Il a aussi évoqué un « précédent grave » susceptible de renforcer l’idée que le recours aux armes serait le seul moyen de se faire respecter, rapporte Le Potentiel et confirme Actualité.cd. La défense a annoncé la poursuite des démarches judiciaires.
Prince Epenge avait été arrêté le 25 octobre à l’aéroport international de N’Djili alors qu’il devait se rendre à Rome pour un conclave de la coalition C64. Selon Actualité.cd, il avait d’abord été porté disparu avant d’être localisé au Conseil national de cyberdéfense, où il était auditionné selon son parti, puis transféré au parquet près le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Il est poursuivi notamment pour propagation de faux bruits en lien avec la mort de Manassé Lomboto, responsable de la sécurité d’ADD Congo, tué lors de la marche de l’opposition du 15 septembre à Kinshasa. La dépouille de cet homme de 25 ans reste à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, tandis que la coalition C64 accuse la Force du progrès de l’UDPS d’être responsable de sa mort, rapporte Actualité.cd.





