Environ 5 000 militaires restent dans les mines du Grand Katanga, selon Justicia
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mediacongo

L’organisation congolaise de défense des droits humains Justicia ASBL estime qu’environ 5 000 militaires et policiers sont encore présents dans les sites miniers du Haut-Katanga et du Lualaba, dans le Grand Katanga. Son coordonnateur, Timothée Mbuya, a présenté ces conclusions le 29 octobre 2026, affirmant que cette présence entrave notamment l’exploitation minière artisanale malgré l’ordre présidentiel de démilitarisation.
Environ 5 000 militaires et autres hommes en uniforme restent déployés dans les sites miniers du Haut-Katanga et du Lualaba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon une enquête publiée le 29 octobre par Justicia ASBL, une organisation de défense des droits humains. Son coordonnateur, Timothée Mbuya, estime que cette présence entrave notamment l’exploitation minière artisanale, malgré l’ordre de démilitarisation donné par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
Justicia indique que les éléments de la Garde républicaine sont les plus nombreux, devant ceux de la 22e région militaire et de l’auditorat militaire. L’organisation relève aussi la présence de membres de la police et d’autres unités de sécurité. Au Lualaba, des hommes armés occuperaient plusieurs carrières de la concession de Boss Mining, notamment à Kakanda Nord, Mupampala et Kiona 2.
Dans la concession de Comide, 80 % d’une superficie de 34 kilomètres seraient occupés par des militaires, en particulier à Kisankala et Kamasani, selon l’organisation. Certains déploiements auraient été décidés par la justice militaire. Justicia accuse également des hommes en uniforme de participer présumément à l’exploitation minière industrielle et semi-industrielle sous la tutelle d’individus politiquement exposés.
L’organisation affirme que les forces de défense et de sécurité n’ont pas compétence pour intervenir dans l’exploitation minière artisanale ou industrielle. Le 27 octobre, le chef du SAEMAPE, le service congolais d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale, a été suspendu dans une affaire de mines illégales sur des concessions.


