Dengue au Tchad : la sénatrice Zara Dillo interpelle le ministère de la Santé
By the AFREEQUE newsroom, based on Alwihda Info

Au Sénat tchadien, la sénatrice Zara Dillo a interpellé le ministère de la Santé sur la gestion de l'épidémie de dengue qui sévit dans l'est du pays depuis près de deux ans. Elle dénonce l'absence de pulvérisations et de désinfection des transports et doute des statistiques officielles sur les décès, faute de nombre exact de cas confirmés, selon Alwihda Info.
La sénatrice tchadienne Zara Dillo a interpellé le ministère de la Santé publique sur la gestion de l'épidémie de dengue, lors d'une séance consacrée à la lutte contre la maladie, rapporte Alwihda Info. L'élue a d'abord mis en cause l'absence d'opérations de pulvérisation et de désinfection des transports, alors que la dengue sévit dans l'est du Tchad depuis près de deux ans.
Zara Dillo a exprimé des réserves sur les statistiques officielles de décès, estimant qu'elles ne peuvent être évaluées sans la publication du nombre exact de cas confirmés, et réclamé des éclaircissements sur le taux de mortalité. Elle a relevé que des localités réputées pour leur cadre sain, comme Fada ou le Hajar-Lamis, sont également touchées, et exigé d'autres explications que les seuls manquements à l'hygiène.
Sur les diagnostics, la sénatrice a rappelé l'octroi de 12 000 tests par des partenaires techniques et financiers, en pointant la dépendance du pays à l'aide extérieure dans un domaine stratégique. Elle a aussi demandé que les cinq mesures exceptionnelles décrétées par le gouvernement, dont la gratuité des consultations, examens et soins liés à la dengue, soient réellement appliquées dans toutes les structures sanitaires.
Abordant la situation des soignants, elle a dénoncé les disparités de primes entre hôpitaux publics, un facteur de démotivation qui pousse les spécialistes vers le secteur privé, et plaidé pour leur harmonisation dès le projet de budget 2027. Cette interpellation intervient deux jours après l'annonce de 18 morts et 6 275 cas suspects par les autorités sanitaires, et cinq jours après la visite du ministre tchadien de la Santé pour vérifier la riposte à N'Djamena.






