L’actualité politique africaine résumée en français : élections, gouvernements, diplomatie, justice et sécurité dans les 54 pays, d’après la presse locale. 9 449 articles publiés.
Le gouvernement intérimaire du Soudan du Sud entend autoriser ses dépenses par des ordonnances provisoires du président Salva Kiir, après la dissolution du gouvernement de transition le 22 septembre. Le budget national 2026-2027 était encore examiné par des commissions parlementaires, indique le porte-parole gouvernemental Ateny Wek Ateny à Eye Radio.
Le National Election Watch, organisation sierra-léonaise de surveillance électorale, traverse une crise après la contestation judiciaire de ses élections internes et l’émission d’une injonction contre la nouvelle direction. Cette institution de la société civile, créée en 2002, joue un rôle important dans l’observation des scrutins ; Oumar Farouk Sesay analyse ses difficultés dans le Sierra Leone Telegraph.
La Commission électorale nationale du Soudan du Sud a sollicité le soutien des responsables religieux pour préparer les élections générales du 22 décembre. Son président, Gabriel Bol Deng, a rencontré le cardinal Stephen Ameyu Martin Mulla à Juba afin d’encourager une participation pacifique et inclusive, rapporte Eye Radio.
Le gouverneur de l’État du Haut-Nil, James Koang Chuol, a nommé un cabinet intérimaire, des commissaires pour les 13 comtés et plusieurs responsables locaux. Ces nominations interviennent après la dissolution des gouvernements national et régionaux le mois précédent, selon Eyeradio.
L’ancien maire du district de Bamako, Adama Sangaré, et huit coaccusés comparaissent devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière de la cour d’appel de Bamako. Ils sont jugés dans l’affaire des parcelles de la zone aéroportuaire après près de trois ans de détention préventive, rapporte L’Indicateur Renouveau, cité par Bamada.net.
Les groupements réunis autour du manifeste « Génération Togo » annoncent une mobilisation le 20 novembre 2026, présentée par le porte-parole Nathaniel Olympio comme un « dernier avertissement » au pouvoir togolais. La forme, le lieu et les participants à ce rendez-vous, qui pourrait être un meeting ou une manifestation, doivent être précisés ultérieurement, rapporte Icilomé.
L’Éthiopie a répondu à une déclaration commune de l’Égypte, de l’Érythrée, du Soudan et de la Somalie sur le droit international et la coopération concernant les fleuves transfrontaliers, dont le Nil. Addis-Abeba affirme défendre ses intérêts dans l’utilisation des eaux du fleuve et évoque aussi sa volonté d’obtenir un accès à la mer Rouge, selon Caasimada Online.
Une audience criminelle de l’affaire Martinez Zogo s’est tenue le lundi 5 octobre 2026 à 10 heures au Tribunal militaire de Yaoundé. La séance portait principalement sur la poursuite de l’audition et du contre-interrogatoire du lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, indique Actu Cameroun.
Le ministre burkinabè de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présenté des réformes judiciaires lors d’un échange avec des citoyens au SIAO, le 4 octobre 2026. Il a notamment indiqué que les juridictions avaient jugé plus de 8 000 dossiers en 55 jours en 2025 et détaillé des mesures touchant aux procédures, aux services en ligne et à l’accès à la justice, selon Burkina 24.
La Haute Cour du Kenya a suspendu la démarche de la Commission du service judiciaire visant à demander au président la création d’un tribunal pour enquêter sur le juge Anthony Ombwayo. Trois juges ont interdit toute mesure supplémentaire contre lui dans l’attente de la suite de la procédure, rapporte Capital FM.
La police a interpellé huit personnes à Kayes, au Mali, le 28 septembre 2026, dans le cadre d’une enquête sur un réseau présumé de prélèvements et de vente clandestins de sang. Les enquêteurs soupçonnent un homme d’avoir collecté du sang hors du cadre médical pour le revendre à des familles de patients, avec la complicité présumée des autres suspects, selon Bamada.net.
Le maire de Beledxaawo, Cabdicasiis Xareed Cabdullaahi, affirme que des forces venues de Luuq et Doolow se dirigent vers la ville pour viser des camps militaires. Il accuse le gouvernement fédéral somalien d’être à l’origine de cette nouvelle tension, sur fond de différend avec le Jubaland, selon Caasimada Online.
Le ministre djiboutien des Affaires étrangères Abdoulkader Houssein Omar a défendu le renforcement de la paix, de l’intégration régionale et de la réponse collective aux crises lors d’une réunion de l’Union africaine. La 8e réunion de coordination semestrielle s’est tenue le 4 octobre 2026 à El-Alamein, en Égypte, et portait sur la coopération entre l’UA, les communautés régionales et les États membres, selon Lanation.
L’ambassade de Chine à Djibouti a organisé une réception pour le 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine et le départ de son ambassadeur, Hu Bin. En poste depuis plus de cinq ans, il a salué le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays lors de la cérémonie à l’Escale Hôtel, rapporte Lanation.
L’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) a organisé le 3 octobre 2026 un colloque sur l’engagement des jeunes dans la démocratie togolaise, à l’occasion du 35e anniversaire du parti. Son président, Aimé Gogué, et plusieurs intervenants ont appelé à renforcer la formation et la participation citoyenne, rapporte Icilomé.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a présenté les priorités et les réalisations de la diplomatie du Burkina Faso lors d’un échange avec le public à Ouagadougou. La rencontre du 4 octobre 2026 a abordé la souveraineté, la Confédération des États du Sahel, la diaspora et la modernisation diplomatique, selon Burkina 24.
Djibouti a signé le 29 septembre 2026 à Addis-Abeba la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local. Le pays devient le 19e signataire de ce texte adopté par l’Union africaine en 2014 et entré en vigueur en 2019, rapporte La Nation.
La CDPA a réuni à Lomé des partis, universitaires et militants pour commémorer les événements du 5 octobre 1990 et défendre leur héritage démocratique. Brigitte Adjamagbo-Johnson a dénoncé le système politique togolais et qualifié le changement constitutionnel de 2024 de « coup de force », selon Icilomé.