Un raid des ADF tue 33 civils et fait fuir des malades d’Ebola
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Citizen Digital
Un raid des ADF a tué 33 civils à Cantine-Aloya, au Nord-Kivu, et provoqué la fuite de six patients atteints ou suspectés d’Ebola, dont un cas confirmé. L’attaque a aussi incendié un poste de santé, selon les autorités congolaises et le médecin Christian Kakule Vulembera cité par Reuters.
Les ADF, groupe armé affilié à l’organisation Etat islamique, ont attaqué jeudi vers 23 heures le village de Cantine-Aloya, à environ 50 km à l’ouest de Beni, dans le Nord-Kivu, selon des responsables cités par Reuters. Le chef de l’administration territoriale de Beni, le colonel Charles Omeonga, a indiqué que les assaillants avaient incendié plusieurs maisons et tué des civils. Tchetche Aliamini, responsable d’une organisation de la société civile locale, a fait état de 33 corps récupérés, dont la plupart portaient des blessures par balle.
L’attaque a également provoqué la fuite de patients d’un hôpital voisin, dont une personne confirmée porteuse d’Ebola et cinq cas suspects, parmi lesquels trois contacts à haut risque, selon le médecin-chef Christian Kakule Vulembera cité par Reuters. Le poste de santé de Cantine-Aloya a été incendié pendant l’assaut. Le Nord-Kivu représente actuellement la moitié des nouvelles infections enregistrées dans l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, qui compte plus de 10 000 cas et 5 000 morts à l’échelle nationale, selon les autorités.
L’attaque intervient après la mort d’au moins 35 civils dans le territoire de Beni, rapportée le 6 novembre, et la fuite de neuf malades et contacts après l’attaque à Cantine, rapportée le 7 novembre.






