Ebola : neuf malades et contacts fuient après l’attaque à Cantine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mediacongo
Neuf personnes suivies pour Ebola, dont un cas confirmé, cinq cas suspects et trois contacts à haut risque, ont fui le centre hospitalier Kelekele de Cantine après l’attaque attribuée aux ADF le 6 novembre. Leur dispersion complique le suivi sanitaire et fait craindre une reprise de la transmission, selon les responsables sanitaires cités par Mediacongo.
Selon les responsables sanitaires cités par Mediacongo, le centre hospitalier Kelekele de Cantine suivait au moment de l’attaque du 6 novembre un cas confirmé d’Ebola, cinq cas suspects et trois contacts à haut risque. Les neuf personnes ont fui et se sont dispersées dans la communauté, compliquant leur identification et le suivi de leurs contacts.
Le docteur Kakule Vulembera Christian, médecin directeur du Centre hospitalier Kelekele de Cantine, craint une transmission du virus à d’autres habitants. Les équipes de riposte doivent retrouver les personnes en fuite, identifier leurs contacts et décontaminer les habitations fréquentées par certains patients, selon Mediacongo.
Cantine avait déjà enregistré près d’une centaine de cas positifs, selon le médecin. Les responsables sanitaires demandent aux personnes déplacées présentant des symptômes de se rendre rapidement dans une structure de santé ou un centre de traitement Ebola, rapporte Mediacongo.
L’attaque des ADF dans le territoire de Beni, qui a précédé la fuite des malades et des contacts, avait déjà fait l’objet d’un bilan publié le 6 novembre, avec au moins 35 civils tués. L’attaque des ADF dans le territoire de Beni intervient ainsi dans une zone où la riposte contre Ebola reste confrontée aux violences armées.








