Un premier vaccin expérimental contre Ebola administré à Bunia
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Actualité.cd

Un premier participant a reçu à Bunia le vaccin expérimental de l’essai Tumaini contre le virus Ebola Bundibugyo, alors que la RDC comptait 9 552 cas et 4 602 décès confirmés au 21 octobre. Cette étude de phase 2/3 doit mesurer la sécurité, la réponse immunitaire et l’efficacité de plusieurs candidats vaccins, selon les responsables de l’étude.
Un premier participant a reçu vendredi à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), un vaccin expérimental contre le virus Bundibugyo, dans le cadre de l’essai clinique Tumaini. Cette étude de phase 2/3 doit évaluer la sécurité, la réponse immunitaire et l’efficacité de plusieurs candidats vaccins, selon les responsables de l’étude cités par Actualité.cd.
L’essai intervient alors que l’épidémie de virus Bundibugyo, déclarée le 15 mai, avait fait 9 552 cas et 4 602 décès en RDC au 21 octobre, d’après les promoteurs de l’étude. Aucun vaccin n’est actuellement approuvé spécifiquement contre cette souche du virus Ebola.
Le protocole Tumaini repose sur une plateforme adaptative qui permet de tester plusieurs vaccins simultanément. Le premier candidat est Ervebo, déjà autorisé contre la souche Zaïre du virus Ebola. Deux vaccins développés spécifiquement contre le virus Bundibugyo, par Moderna et par l’université d’Oxford avec le Serum Institute of India, doivent rejoindre prochainement l’essai avec le financement de la CEPI.
Les vaccinations seront notamment menées « en anneau », auprès des contacts et des personnes exposées autour des cas. L’essai est codirigé par l’Institut national de recherche biomédicale de RDC et le Global Health Institute de l’université d’Anvers. La sélection des candidats est supervisée par un groupe technique de l’OMS et les adaptations du protocole doivent être approuvées par l’ACOREP, l’autorité réglementaire congolaise.
L’essai fait suite à un essai préventif en Ituri, lancé le 3 octobre, et intervient après l’extension de l’épidémie au Nigeria et au Kenya, signalée le 22 octobre.



