Un économiste alerte sur les conséquences du rejet budgétaire au Sénégal
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Le Soleil
L’Assemblée nationale sénégalaise a rejeté le projet de loi de finances rectificative 2026 par 109 voix contre 20, avec trois abstentions. L’économiste financier Mouhamed Ndiaye estime que cette décision ne supprime ni les dépenses énergétiques ni les salaires à financer, selon un entretien publié par Le Soleil.
L’économiste-financier sénégalais Mouhamed Ndiaye estime que le rejet du projet de loi de finances rectificative 2026 ne supprime ni la facture énergétique ni les engagements de l’État, et appelle à préserver la stabilité économique et les populations, dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil.
Il rappelle que l’Assemblée nationale a rejeté le texte par 109 voix contre 20, avec trois abstentions, après l’adoption d’une question préalable qui a empêché son examen au fond. Selon lui, la hausse du prix du pétrole, de 73 dollars le baril en février à plus de 110 dollars en avril, a contribué à faire passer les subventions énergétiques de 250 à 790,3 milliards de francs CFA.
Les projections révisées prévoyaient 7 583,9 milliards de francs CFA de dépenses pour 5 848,7 milliards de recettes, soit un déficit de 7,6 % du PIB. La croissance attendue a été ramenée de 5 % à 2,7 %, tandis que les mesures de mobilisation des recettes ont rapporté 311,5 milliards de francs CFA, contre 762,9 milliards initialement prévus, précise Mouhamed Ndiaye.
Cette analyse intervient après le rejet du budget rectificatif 2026 par l’Assemblée sénégalaise, annoncé le 24 octobre. Le 3 novembre, le maire de Mbour a également alerté sur les projets menacés par les conséquences de ce rejet, selon les publications précédentes du média.





