Nigeria : des poursuites réclamées après la mort de 37 mineurs détenus
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Leadership

Le Conseil national de la société civile du Nigeria réclame le licenciement et la poursuite des agents responsables de la mort de 37 mineurs détenus à Minna, dans l’État du Niger. Il demande aussi un fonds spécial et davantage de crédits pour améliorer les centres de détention, après l’enquête gouvernementale, rapporte Leadership.
Le Conseil national de la société civile du Nigeria (NCSCN) a demandé mercredi le limogeage et la poursuite des agents du Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC) reconnus responsables de la mort de 37 mineurs détenus à Minna, dans l’État du Niger. Il a également appelé le président Bola Tinubu à créer un fonds spécial et à augmenter les crédits des agences de sécurité pour rénover les lieux de détention, selon son directeur exécutif, Blessing Akinlosotu.
Le NCSCN a salué le travail de la commission indépendante de dix membres présidée par Jonathan Kure, ancien directeur général adjoint du Department of State Services (DSS), ainsi que la suspension de 21 agents du NSCDC. Blessing Akinlosotu a toutefois réclamé des sanctions plus sévères contre les responsables du commandement du NSCDC dans l’État du Niger, décrivant le centre comme surpeuplé, mal ventilé et impropre à l’habitation. Il a aussi demandé que les suspects soient rapidement présentés à un tribunal afin d’éviter les détentions prolongées et de protéger leurs droits constitutionnels.
Le Conseil a estimé que l’affaire révélait une insuffisance structurelle des moyens accordés aux agences de sécurité, auxquelles sont confiées notamment la lutte contre l’exploitation minière illégale, la protection des infrastructures nationales et la gestion des secours. Cette prise de position intervient après la publication, le 27 octobre, de recommandations financières et disciplinaires de la commission, puis après l’annonce, le 28 octobre, de la mort de 37 mineurs asphyxiés dans un centre de détention.



