Environ 30 mineurs artisanaux meurent en détention à Minna
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après ANG

Une commission d’enquête nigériane a conclu qu’environ 30 jeunes mineurs artisanaux, dont 14 mineurs au sens d’enfants, sont morts en septembre dans des conditions de détention cruelles et dégradantes à Minna, dans l’État du Niger. Son président, Jonathan Kure, a dénoncé la surpopulation et la mauvaise ventilation des cellules ; le président Bola Tinubu a ordonné une enquête et une vingtaine d’agents du Corps nigérian de sécurité et de défense civile ont été suspendus, selon le rapport relayé par la presse locale.
Une commission d’enquête nigériane a établi que 33 détenus, dont 14 mineurs, sont morts en septembre dans des conditions de détention cruelles et dégradantes à Minna, dans l’État du Niger, selon son président Jonathan Kure cité par l’agence ANG. Les victimes étaient détenues dans les locaux du Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC), un organisme paramilitaire chargé notamment de la protection des infrastructures.
La commission a attribué les décès à une cellule surpeuplée et mal ventilée, où 74 personnes étaient enfermées. La pièce disposait d’une porte métallique massive, de peu d’aération, sans eau courante, avec un éclairage insuffisant et des sanitaires hors service. Les détenus auraient crié pour obtenir de l’aide et de l’eau, sans intervention des agents présents à proximité, a déclaré Jonathan Kure.
Le rapport a rejeté la version initiale du NSCDC, qui avait évoqué une maladie. Le président Bola Tinubu avait ordonné une enquête approfondie et une vingtaine de membres du NSCDC impliqués dans l’arrestation et la détention des suspects avaient été suspendus, selon ANG.
Les conclusions interviennent après les 37 morts dans un centre de détention, puis les poursuites réclamées après la mort de détenus, annoncées le 28 octobre.



