Environ 30 États nigérians approuvent la police locale
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après ThisDay et Leadership
Trente-quatre assemblées d’État nigérianes ont approuvé la modification constitutionnelle destinée à créer des services de police locaux, dépassant le seuil requis de 24 États, selon ThisDay et Leadership. Les assemblées de Katsina et de Borno examinent encore le projet. Le président du Sénat, Godswill Akpabio, estime que la réforme pourrait rapprocher les forces de sécurité des communautés et renforcer la lutte contre l’insécurité, selon ThisDay.
Les assemblées de Lagos, Bauchi, Niger et Sokoto ont approuvé mercredi le projet, portant à 34 le nombre d’États favorables à la modification de la Constitution de 1999, selon ThisDay et Leadership. Ce total dépasse le seuil constitutionnel de 24 États requis pour engager la révision et créer des services de police locaux.
Les assemblées de Katsina et de Borno n’ont pas encore adopté le texte. À Katsina, le projet a franchi deux lectures avant d’être transmis à une commission spéciale présidée par le chef de la majorité, a indiqué Aminu Magaji, responsable des relations publiques de l’Assemblée de l’État, selon Leadership. La commission doit formuler des recommandations avant de nouvelles délibérations, mais l’Assemblée est actuellement en vacances parlementaires. Borno poursuit également l’examen du projet.
Le nombre d’assemblées favorables était passé de 24 le 23 octobre à environ 30 avant l’approbation des quatre nouveaux États, rapporte Leadership. Le président du Sénat, Godswill Akpabio, avait estimé que le Nigeria pourrait mettre en place ce système décentralisé en moins d’un mois. Il a présenté la réforme comme un moyen de rapprocher la police des communautés et de renforcer la lutte contre l’insécurité, tout en précisant que les forces relevant des États compléteraient les structures de sécurité existantes, selon ThisDay. Le Sénat doit également examiner le financement de la future police d’État.






