Lagos soutient la police d’État, mais réclame plus de pouvoirs locaux
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
L’Assemblée de l’État de Lagos soutient la création d’une police d’État, mais réclame aux législateurs fédéraux une définition plus nette des pouvoirs respectifs des forces fédérales et locales. Son président, Mudashiru Obasa, estime que les États doivent disposer d’une autorité accrue sur leur police, selon Punch.
L’Assemblée de l’État de Lagos soutient la création d’une police d’État au Nigeria, mais demande que la réforme constitutionnelle accorde davantage de contrôle aux États et définisse clairement le partage des responsabilités avec la police fédérale. Le président de l’Assemblée, Mudashiru Obasa, a présenté ces réserves mardi lors d’un débat sur le projet de sixième modification de la Constitution de 1999, selon Punch.
Obasa estime que le maintien de pouvoirs substantiels au niveau fédéral pourrait affaiblir l’objectif de la réforme. Il a appelé à préciser dans la Constitution les fonctions des polices fédérale et étatiques afin d’éviter un déséquilibre entre les deux niveaux d’autorité.
Le texte, transmis par l’Assemblée nationale aux parlements des États, est actuellement examiné par ces derniers. Près de 25 États ont déjà exprimé leur soutien à la création d’un service de police d’État. Les assemblées de Kano et d’Ondo ont notamment approuvé la proposition, selon leurs votes en faveur de la police d’État et l’approbation de l’Assemblée d’Ondo.
Obasa a salué le président Bola Tinubu, les dirigeants de l’Assemblée nationale et les parlements des États pour leur rôle dans le processus. Il a aussi plaidé séparément pour des dispositifs de sécurité dédiés aux institutions parlementaires.





