La réforme nigériane autorisant une police d’État franchit le seuil des 24 assemblées
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après ThisDay
Vingt-quatre assemblées d’État nigérianes ont approuvé la réforme constitutionnelle qui prévoit un système de police partagé entre les niveaux fédéral et étatique. Le seuil des deux tiers des 36 États étant atteint, le texte peut être transmis à l’Assemblée nationale puis au président Bola Tinubu pour promulgation, a indiqué Femi Gbajabiamila, chef de cabinet présidentiel.
La réforme constitutionnelle permettant au Nigeria de disposer d’un système policier à deux niveaux a franchi vendredi le seuil requis de 24 assemblées d’État sur 36. Femi Gbajabiamila, chef de cabinet du président Bola Tinubu et président du groupe de travail présidentiel sur la réforme de la police, a annoncé cette validation, selon ThisDay.
Le vote des 24 assemblées correspond au seuil des deux tiers prévu par l’article 9 de la Constitution nigériane de 1999. Le projet de sixième amendement constitutionnel peut désormais être renvoyé à l’Assemblée nationale pour transmission au président en vue de sa promulgation, a indiqué Femi Gbajabiamila.
Le groupe de travail a aussi remis le 19 octobre au ministre de la Justice et procureur général de la Fédération le projet de loi nationale sur la police pour 2026, accompagné de 29 projets de modification législative. Le ministère de la Justice doit achever son examen technique et sa validation au plus tard le 30 octobre.
Les textes seront ensuite réexaminés par le groupe de travail avant leur présentation au président. La réforme prévoit une police fédérale et des forces de police relevant des États, un dispositif que le gouvernement veut mettre en place pour renforcer la sécurité des Nigérians. La validation des assemblées a déjà été annoncée dans un article consacré aux 24 assemblées nigérianes, publié le 23 octobre.



