Madagascar réquisitionne la centrale Enelec de Toamasina
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après L'Express de Madagascar et Midi Madagasikara

L’État malgache a réquisitionné le 6 novembre la centrale thermique d’Enelec à Toamasina et confié provisoirement son exploitation à la Jirama, après avoir mis fin au contrat de fourniture d’électricité au fioul lourd. La centrale dispose d’une capacité contractuelle de 32 MW, mais sa production effective ne dépasse pas 14 MW, selon L’Express de Madagascar.
Le 6 novembre 2026, l’État malgache a mis fin au contrat liant Enelec à la Jirama pour la fourniture d’électricité produite au fioul lourd et réquisitionné la centrale thermique de Toamasina II. La Jirama en reprend provisoirement l’exploitation avec les installations, les équipements et le personnel nécessaires, conformément au décret n° 2026-2432 adopté le 3 novembre, selon L’Express de Madagascar.
La centrale affiche une capacité contractuelle de 32 MW, mais sa fourniture effective ne dépasse pas 14 MW. La reprise doit permettre de remettre davantage de capacités à disposition du réseau et de réduire les coupures qui affectent les ménages et les activités économiques de Toamasina.
Une délégation gouvernementale s’est rendue sur place pour accompagner l’opération. Elle comprenait notamment le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures Radonirina Lucas Rabearimanga, le secrétaire général de la Présidence de la Refondation et président du conseil d’administration de la Jirama, le général Itibar Ottman, ainsi que le directeur général de la compagnie nationale, le général Hajatiana Rasolomanana. Des représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de l’Inspection générale de l’État, de la Cour des comptes, du BIANCO, de l’ANAF et de l’ARAI étaient également présents.
La mesure intervient après plusieurs mois de tensions sur les performances des producteurs privés. En juillet, le président de la Refondation Michaël Randrianirina avait critiqué les insuffisances de production d’Enelec à Toamasina, Antsiranana et Mahajanga, tandis que l’entreprise avait évoqué des problèmes techniques majeurs sur ses installations.



